Que la puissance du bois soit avec toi !

Par Kevin Vaucher

Le Val-de-Travers a toujours été un terreau fertile pour les idées innovantes et pour les entreprises avec de réels concepts qui vont plus loin que la simple volonté de faire du profit. Avec EnerJ Bois, on est en plein dedans ! Le jeune patron de 30 ans Jérémy Thiébaud aurait confortablement pu
se contenter d’un rôle dans l’entreprise familiale de transport de bois et de débardage. Oui, il aurait pu mais… Ce n’est pas comme ça qu’il l’a entendu. Il est parti de rien pour se lancer dans la valorisation du bois non utilisable en scierie qu’il transforme en plaquettes forestières pour le chauffage.

Quelle énergie ! Jérémy Thiébaud a lancé son entreprise en mars 2021 et il n’a pas cessé de croître depuis cette date. En 2021, il achète ses 2 premières machines (un manitou et une déchiqueteuse). « Pour l’anecdote, c’est mon épouse Ariane qui m’a donné un petit coup de pouce financier pour pouvoir faire mes premiers investissements. Aujourd’hui, elle est toujours derrière moi et c’est une force incroyable pour moi. » En 2022, le Vallonnier complète son parc avec des machines de débardage. Petit à petit, son activité commence à prendre et il peut laisser tomber son second emploi pour s’y consacrer pleinement.

50 000 m2 de plaquettes forestières produites l’an dernier
En 2023, il engage un premier employé. En 2024, il achète un camion de transport. En 2025, il renforce l’équipe d’un second collaborateur et investit à Noiraigue en achetant un lieu de dépôt / atelier. « Cela complète idéalement mon hangar de stockage de Travers », savoure-t-il aujourd’hui. Et il y a quelques jours, Jérémy Thiébaud a reçu sa toute nouvelle déchiqueteuse automotrice : « La première du canton de Neuchâtel ! » Le coût de ce beau et gros « joujou » atteint quand même 900 000 francs. Voilà ce qu’on pourrait appeler une belle montée en puissance, vous en conviendrez. Cette réussite se traduit aussi dans les chiffres avec pas moins de 50 000 m2 de plaquettes forestières produites l’année dernière (contre 40 000 un an plus tôt).

Un parc de machines à jour pour une qualité optimale
Le plus fou dans tout ça ? Le tout frais trentenaire n’a pas l’air d’en profiter ! Quand je lui parle de cette belle évolution, lui me répond immédiatement que son premier objectif est de combler les attentes de ses clients. Cela trahit en réalité une obsession pour le travail bien fait : « Ma nouvelle déchiqueteuse va permettre d’augmenter significativement la qualité des plaquettes en réduisant les matières fines (poussières) et les plaquettes mal calibrées. C’était déjà top avant mais on sera au top du top maintenant. » Secteur en plein développement, le bois donne bien du boulot au quotidien. En été, période plus calme pour les plaquettes de chauffage, EnerJ Bois sort le tracteur de débardage pour effectuer différents travaux forestiers. Mais vous ne vous reposez jamais vous ou bien ?

Un circuit ultra-court avec du bois de nos forêts
« Vous savez, on intervient dans tout le canton et dans le Nord vaudois. On ne peut pas vraiment se reposer sur nos lauriers (ni d’autres types d’essences). La demande est de plus en plus soutenue, notamment depuis la loi cantonale sur l’énergie de 2021 qui impose que tout remplacement d’installation de chauffage avec production de chaleur fossile (mazout…) soit réalisé avec des énergies renouvelables lorsque c’est techniquement possible. Les habitants ont donc
2 solutions principales : se relier au chauffage à distance ou investir dans du renouvelable. » L’avantage des plaquettes d’EnerJ Bois est leur circuit ultra-court : « On valorise une matière de la région pour la région, avec du bois non utilisé (présence de nœuds, trop sec…) »

L’envie d’avoir un impact concret sur la société
Parmi les clients de la petite entreprise vallonnière qui monte, on trouve notamment certaines communes. « Val-de-Travers est l’un de nos gros clients à travers son chauffage à distance par exemple. On est vraiment reconnaissant de cette confiance, ça nous aide beaucoup à nous développer. On a aussi la chance de travailler en synergie avec plusieurs entreprises régionales comme Beck-transport ou Agri Bio Val, récemment primé du prix ″Décarbone ta boîte″ de la Jeune Chambre internationale. Côtoyer des gens pleins d’idées avec une vision à long terme et l’envie d’avoir un impact concret sur la société est vraiment motivant. On s’inscrit dans cette dynamique de groupe qui encourage l’entrepreneuriat et le fait d’oser se lancer. » Avec la puissance du bois et une intense envie d’entreprendre, EnerJ Bois a tout pour mettre le feu à son secteur d’activités !

La valorisation du bois, comment ça marche ?

Le parc de machines récentes et performantes est l’un des atouts d’EnerJ Bois. C’est grâce à elles que le bois est valorisé à travers un processus qui commence le plus souvent directement en forêt. « Une fois déchiqueté en plaquettes, le bois sèche par fermentation naturelle durant 4 à 5 mois. Une fois le séchage terminé, les plaquettes sont acheminées directement chez le client avec le camion de transport. Il nous arrive aussi de travailler directement à domicile, essentiellement pour des agriculteurs. À l’autre extrême, nous avons des clients comme le Chapeau de Napoléon où on achète le bois puis on le transporte avant d’entamer la phase de déchiquetage puis de séchage / stockage. » En hiver, l’entreprise de valorisation de bois doit composer avec un souci supplémentaire : l’urgence ! « S’il y a un problème de chauffage chez l’un de nos clients, nous devons être flexibles et intervenir très rapidement en trouvant la meilleure solution possible car il y a toujours une solution à tout problème. »

Jérémy Thiébaud et son épouse Ariane
Jérémy Thiébaud et son épouse Ariane

La valorisation du bois, comment ça marche ?

Le parc de machines récentes et performantes est l’un des atouts d’EnerJ Bois. C’est grâce à elles que le bois est valorisé à travers un processus qui commence le plus souvent directement en forêt. « Une fois déchiqueté en plaquettes, le bois sèche par fermentation naturelle durant 4 à 5 mois. Une fois le séchage terminé, les plaquettes sont acheminées directement chez le client avec le camion de transport. Il nous arrive aussi de travailler directement à domicile, essentiellement pour des agriculteurs. À l’autre extrême, nous avons des clients comme le Chapeau de Napoléon où on achète le bois puis on le transporte avant d’entamer la phase de déchiquetage puis de séchage / stockage. » En hiver, l’entreprise de valorisation de bois doit composer avec un souci supplémentaire : l’urgence ! « S’il y a un problème de chauffage chez l’un de nos clients, nous devons être flexibles et intervenir très rapidement en trouvant la meilleure solution possible car il y a toujours une solution à tout problème. »

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