Traumatisantes, les images de la tempête balayant les tentes de Festi’neuch (2025) et celles des flammes qui ravagèrent
Le Constellation de Crans-Montana (Nouvel An 2026) restent dans toutes les mémoires, y compris celles des organisateurs des grands événements de la région. Dans le Val-de-Travers, le président de l’AR Mood Festival Mike Cortese évoque « une blessure nationale » qui a « évidemment poussé à renforcer les protocoles de sécurité. » Le Vallonnier est allé jusqu’à s’approcher de l’ECAP (Établissement cantonal d’assurance et de prévention) pour former l’ensemble de ses bénévoles responsables aux risques liés aux incendies.
« Nous avons toujours pris très au sérieux les questions de sécurité », envoie d’emblée Mike Cortese. Et le président de l’AR Mood Festival dit vrai. Lors de la deuxième édition du festival de Fleurier, une fuite de gaz avait été détectée sur l’un des foodtrucks et l’incident avait été parfaitement géré par son équipe. Aujourd’hui, il n’y a pas plus de risques qu’avant de se rendre à une manifestation mais ils sont beaucoup plus présents dans les têtes de tout le monde. Alors comment bien faire ?
Assurances : une prime qui passe des quelques centaines à plusieurs milliers de francs
« La tempête de Festi’neuch nous a fait prendre conscience que les intempéries ne nous épargnent plus dans notre région. La tempête de La Chaux-de-Fonds a aussi été un rappel que les dangers naturels ne se limitent pas qu’aux autres. » Et ces risques, les organisateurs ont bien dû les prendre en considération : « Notre festival s’est approché de la compagnie d’assurances spécialisée TSM pour se prémunir contre les risques spéciaux. Notre RC basique ne suffisait plus. On parle d’assurances contre les éléments naturels, en cas d’annulation d’une journée du festival, en cas d’indisponibilité des artistes ou encore d’assurance pour protéger le matériel très couteux de notre événement. » La conséquence de cette nouvelle donne est l’explosion de la prime, passant de quelques centaines de francs à plusieurs milliers de francs.
Incendie, harcèlement, colis piégé…
Une évolution acceptée par les organisateurs de l’AR Mood Festival : « Prévenir les risques fait partie de nos responsabilités. » Le concept de sécurité général de l’événement s’est aussi considérablement étoffé. Il s’étend sur 20 pages aujourd’hui. « On essaie de couvrir tous types de scénarios possibles allant de l’incendie au harcèlement en passant par la pose d’un colis piégé. On doit savoir immédiatement comment réagir et qui fait quoi pour mettre rapidement le public en sécurité. On doit aussi connaître nos limites et comprendre que nos compétences ne nous permettent pas de tout faire. Il faut laisser certaines actions aux professionnels. »
Trois niveaux d’alerte pour les intempéries
Au niveau des intempéries, le festival se base sur 3 niveaux d’alerte dont la plus urgente se matérialise par une évacuation du site et la création d’une cellule de crise avec les autorités et les différents services de secours. « On est également en contact permanent avec les experts de météoSuisse pour être au maximum proactif. » Le drame de Crans-Montana a poussé Mike Cortese à consolider encore le protocole sécurité en cas d’incendie et à faire très attention aux matériaux utilisés à l’intérieur de la grande tente du festival. « J’ai aussi contacté l’ECAP pour que mes responsables et que le comité soient formés sur une demi-journée à ce risque spécifique. J’avais besoin de savoir que tout a été fait pour être à jour », confie le très impliqué président. Avec tout ça, rien ne semble pouvoir gâcher la fête du 29 au 31 mai prochains !


























