C’est la saison des balades ! Et si on empruntait le chemin de l’unité ?

Kevin Vaucher

L’été est là, les oiseaux chantent et on en viendrait presque à imaginer que les colombes de la paix planent partout au-dessus de nos têtes. Pourtant. Même l’air estival si léger ne peut cacher la réalité : « L’air du temps est à la guerre, aux conflits et à la haine dans la vie comme sur les réseaux sociaux. Et si un autre chemin existait ? Celui de l’unité ! » C’est par ses mots que le théologien Pierre Bühler a entamé sa conférence le 11 juin dernier lors d’une journée œcuménique qui s’est déroulée à La Brévine.

Pour celles et ceux qui l’ignoreraient, œcuménique renvoie à « oikos » qui signifie la maison, la terre habitée. Très bien mais quel rapport avec l’unité ? « Car l’église peut constituer le chemin vers l’unité, vers une terre qui se partage et dont on ne chercherait pas à voler, à étendre ou à conquérir à l’autre », ose poser Pierre Bühler. Mais que faut-il regrouper derrière le terme « unité » en matière religieuse ? Au 16e siècle, ne persécutait-on pas d’autres religions sous prétexte de « la bonne cause » ?

Une question à en perdre la tête

« Parfaitement ! Et quand on s’apercevait que ce n’était pas une bonne cause, c’était trop tard, les têtes étaient déjà coupées. » Un peu tard en effet ! Aujourd’hui, en caricaturant un minimum, on pourrait aussi dire qu’on perd la tête dans un sens heureusement plus figuré, non ? « Bien sûr, au gré des papes et des présidents successifs de différents pays, les chemins empruntés ont été bien différents et l’unité du monde s’en est clairement ressentie. Il y a même parfois des retours en arrière. » Avec des conflits entre nations et entre religions plus ou moins marquées selon les époques. Et aujourd’hui, ça va mieux ?

La taillaule : imbattable pour rassembler ?

« La situation actuelle doit pousser vers l’unité. Assurer cette unité est un défi en-soi dans un monde où le christianisme peut prendre une multitude de formes différentes. Apaiser les tensions passe aussi par une cohabitation harmonieuse dans notre façon de vivre la chrétienté » … et de vivre les autres religions, pourrait-on ajouter. Ce chemin est d’autant plus beau qu’il est inconnu et parsemé de rencontres variées. Pour finir sur une touche plus locale, la grosse soixantaine de personnes présentes pour la conférence se sont tous rassemblées autour d’une taillaule d’un mètre pour poursuivre la matinée. Il n’y a rien à faire, l’estomac est parfois bien plus efficace pour créer l’unité plutôt que les cerveaux…

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