J’en ai ras la casquette d’entendre mes potes se plaindre de la chaleur. Deux jours de pluie accompagnés d’une baisse des températures, et la canicule sera oubliée jusqu’au prochain coup de chalumeau. Soyons sérieux : hormis ce joyeux épisode de beau temps, dont il est facile de profiter en adoptant quelques précautions élémentaires, les rédactions s’y attardent comme si la Terre s’était arrêtée de tourner. Pourquoi ? Parce que la canicule agit comme un puissant perturbateur. Elle ralentit les corps, embrume les esprits et finit par reléguer le reste de l’actualité au second plan. C’est ainsi que la défaite américaine en Iran ou les déconvenues de notre diplomatie au Bürgenstock ont presque disparu des radars.
Savoir dépasser l’apathie !
Dans ce momentum de faux ralenti, l’initiative de la FEN et d’UNIA d’ouvrir le robinet du fonds intempéries force le respect. Normalement réservé à compenser les heures perdues en période hivernale, ce fonds viendra désormais compenser celles qui s’évaporent sur les chantiers particulièrement exposés aux fortes chaleurs. Heureusement qu’il reste quelques têtes capables de garder les idées froides !

























