Centre scolaire du Locle : Françoise Casciotta déboutée

Par Anthony Picard

La Cour de droit public du Tribunal cantonal a confirmé le licenciement de Françoise Casciotta qui avait recouru contre la décision du Département de la formation. Sauf décision de l’intéressée de s’adresser au Tribunal fédéral, l’affaire est close et l’ex-directrice ne sera ni réhabilitée, ni réintégrée.

Rupture de confiance
Si la directrice, en poste depuis 2017, ne faisait pas l’unanimité des enseignants, du personnel administratif et technique et des conseillères socio-éducatives, ce ne sont pas les épisodes de vive tension qu’a retenus le Tribunal cantonal pour rendre son jugement mais la rupture du lien de confiance entre la directrice et l’autorité politique du Locle. Évoquer une rupture du lien de confiance, que ce soit dans la fonction publique ou privée, est un motif valable pour rompre les rapports de travail. Le Tribunal a évoqué ce motif, notamment parce que Françoise Casciotta s’était opposée aux propositions de refonte organisationnelle du Conseil communal.

Une fin inéluctable
Au fil des ans le tableau (noir) s’était chargé ! Audit Actaes de 2023 sur les rapports entre direction, secrétariat et service socio-éducatif actuellement bloqué par un recours au Tribunal cantonal par le directeur adjoint démissionnaire, dénonciation du syndicat des services publics de dysfonctionnements auprès du Conseil communal, courriers aux autorités de près d’une centaine de parents d’élèves s’alarmant de la situation de l’école, licenciement de madame Casciotta confirmé par le service cantonal de l’enseignement, recours de l’ex-directrice auprès du Tribunal cantonal et rejet du recours par l’autorité judiciaire. Au bout du compte, la rupture de confiance était consommée. Ce motif est difficilement contestable. Plutôt que de juger d’erreurs managériales – qui n’ont pas été prouvées, peut-être en l’absence d’un audit portant sur l’ensemble du cercle scolaire – la justice a rendu un jugement basé sur le motif bien réel de la dégradation des rapports de confiance entre l’ex-directrice et le Conseil communal.

Ricochet ?
Un personnage clé demeure toutefois en arrière-plan : le directeur-adjoint démissionnaire qui rentrera dans le rang des enseignants à la rentrée scolaire d’août. Que ce soit dans la décision du Tribunal, dans le refus de rendre public l’audit d’Actaes, dans son rapport ambigu avec les enseignants, il semble pourtant jouer un rôle central… Avec une même question sur toutes les lèvres : réussira-t-il à surmonter la critique qui monte ?

 

Le SSP calme le jeu

Agissant pour un collectif composé d’une trentaine de syndiqués, le syndicat des services publics (SSP) rappelle qu’il a alerté le Conseil communal en 2024 pour dénoncer certaines pratiques managériales et organisationnelles, dont des attitudes autoritaires et un manque d’écoute et de dialogue de la direction. « Au vu des témoignages convergents du personnel concerné, qui décrivait un climat de travail désécurisant affectant son bien-être psychique et physique ainsi que la qualité de l’enseignement, c’était notre rôle de demander aux autorités locloises d’analyser la situation et de prendre des mesures pour protéger la santé des collaborateurs et améliorer le fonctionnement de l’établissement », relève Claude Grimm, du SSP. Elle précise que « les membres du personnel n’osaient souvent pas intervenir ou poser des questions, même si c’était pour améliorer l’accompagnement des élèves, car ils étaient ensuite convoqués par la direction. » Une situation intolérable qui a engendré de la souffrance, des arrêts maladie et des démissions. « Les autorités communales ont pris la situation au sérieux et ont agi. Les décisions prises étant de leur ressort, nous ne souhaitons pas nous prononcer sur la décision du tribunal cantonal », précise la secrétaire syndicale qui préfère mettre ses espoirs dans l’arrivée prochaine d’une nouvelle équipe de direction composée d’une tête et de 3 adjoints. Elle devra notamment reconstruire un lien de confiance, un climat de travail respectueux et une collaboration constructive à tous les échelons du CSLL, en particulier pour le bien-être des élèves.

Le SSP calme le jeu

Agissant pour un collectif composé d’une trentaine de syndiqués, le syndicat des services publics (SSP) rappelle qu’il a alerté le Conseil communal en 2024 pour dénoncer certaines pratiques managériales et organisationnelles, dont des attitudes autoritaires et un manque d’écoute et de dialogue de la direction. « Au vu des témoignages convergents du personnel concerné, qui décrivait un climat de travail désécurisant affectant son bien-être psychique et physique ainsi que la qualité de l’enseignement, c’était notre rôle de demander aux autorités locloises d’analyser la situation et de prendre des mesures pour protéger la santé des collaborateurs et améliorer le fonctionnement de l’établissement », relève Claude Grimm, du SSP. Elle précise que « les membres du personnel n’osaient souvent pas intervenir ou poser des questions, même si c’était pour améliorer l’accompagnement des élèves, car ils étaient ensuite convoqués par la direction. » Une situation intolérable qui a engendré de la souffrance, des arrêts maladie et des démissions. « Les autorités communales ont pris la situation au sérieux et ont agi. Les décisions prises étant de leur ressort, nous ne souhaitons pas nous prononcer sur la décision du tribunal cantonal », précise la secrétaire syndicale qui préfère mettre ses espoirs dans l’arrivée prochaine d’une nouvelle équipe de direction composée d’une tête et de 3 adjoints. Elle devra notamment reconstruire un lien de confiance, un climat de travail respectueux et une collaboration constructive à tous les échelons du CSLL, en particulier pour le bien-être des élèves.

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