La Cour de droit public du Tribunal cantonal a confirmé le licenciement de Françoise Casciotta qui avait recouru contre la décision du Département de la formation. Sauf décision de l’intéressée de s’adresser au Tribunal fédéral, l’affaire est close et l’ex-directrice ne sera ni réhabilitée, ni réintégrée.
Rupture de confiance
Si la directrice, en poste depuis 2017, ne faisait pas l’unanimité des enseignants, du personnel administratif et technique et des conseillères socio-éducatives, ce ne sont pas les épisodes de vive tension qu’a retenus le Tribunal cantonal pour rendre son jugement mais la rupture du lien de confiance entre la directrice et l’autorité politique du Locle. Évoquer une rupture du lien de confiance, que ce soit dans la fonction publique ou privée, est un motif valable pour rompre les rapports de travail. Le Tribunal a évoqué ce motif, notamment parce que Françoise Casciotta s’était opposée aux propositions de refonte organisationnelle du Conseil communal.
Une fin inéluctable
Au fil des ans le tableau (noir) s’était chargé ! Audit Actaes de 2023 sur les rapports entre direction, secrétariat et service socio-éducatif actuellement bloqué par un recours au Tribunal cantonal par le directeur adjoint démissionnaire, dénonciation du syndicat des services publics de dysfonctionnements auprès du Conseil communal, courriers aux autorités de près d’une centaine de parents d’élèves s’alarmant de la situation de l’école, licenciement de madame Casciotta confirmé par le service cantonal de l’enseignement, recours de l’ex-directrice auprès du Tribunal cantonal et rejet du recours par l’autorité judiciaire. Au bout du compte, la rupture de confiance était consommée. Ce motif est difficilement contestable. Plutôt que de juger d’erreurs managériales – qui n’ont pas été prouvées, peut-être en l’absence d’un audit portant sur l’ensemble du cercle scolaire – la justice a rendu un jugement basé sur le motif bien réel de la dégradation des rapports de confiance entre l’ex-directrice et le Conseil communal.
Ricochet ?
Un personnage clé demeure toutefois en arrière-plan : le directeur-adjoint démissionnaire qui rentrera dans le rang des enseignants à la rentrée scolaire d’août. Que ce soit dans la décision du Tribunal, dans le refus de rendre public l’audit d’Actaes, dans son rapport ambigu avec les enseignants, il semble pourtant jouer un rôle central… Avec une même question sur toutes les lèvres : réussira-t-il à surmonter la critique qui monte ?



























