Ce samedi 4 juillet (dès 21 h 15) la grande scène des Promos accueille la chanteuse franco-suisse Stéphane, une nouvelle figure de la chanson francophone à surveiller de près.
Stéphane, comment « bien parler » de votre dernier album La prison des amoureuses malheureuses (sorti il y a 2 ans) ?
En disant que j’y parle d’amour et de rupture. Ce que j’adore faire dans mes albums, c’est avoir un fil conducteur qui rattache les chansons entre elles. J’évoque des sujets qui semblent banals mais qui sont justement communs à tous. Quand j’entends une chanson qui décrit exactement la façon dont je vis quelque chose, je me sens comprise. C’est ce que j’espère avec ma musique. En fait, la musique me rassure et j’espère rassurer le public à mon tour.
Avec quels outils tentez-vous de le faire ?
J’essaie d’être la plus brute possible, en tout cas au moment de créer. Que je sois seule ou avec quelqu’un, je raconte les choses comme elles sont. Je m’efforce d’être la plus sincère possible, tout en gardant la poésie dans mes chansons. C’est un mélange entre le vrai de la vie et les choses qui font un peu rêver.
Dans Ma chérie, vous décrivez un triangle amoureux dans lequel vous restez avec une femme qui vous aime, à défaut d’être avec celle qui vous plaît réellement. Quelles ont été les réactions ?
J’ai pas envie d’être méchante avec ma musique. Cette chanson, je l’ai fait écouter à la personne la plus concernée et elle m’a donné son accord. Au niveau des réactions des gens, il y en a beaucoup qui écoutent la musique et très peu qui prennent les paroles en compte. Quant à ma famille, ils aiment simplement me voir chanter. J’adore aller voir le public après le concert, écouter ce qu’il a à me raconter. Des fans sont devenus amis à travers les concerts, il y a même 2 filles qui se sont mises ensemble. Il y a des choses qui se passent à travers ma musique, ça compte beaucoup pour moi.
Vous sortiez dernièrement Love noir, un featuring avec l’artiste Zaoui sur l’incapacité à rompre malgré la douleur. Comment s’est passé le processus de création ?
Il était particulier. Zaoui m’a envoyé un message le premier janvier pour un duo avec lui. Si c’était pas du vécu, je n’aurais pas chanté cette chanson. Je venais de rompre avec quelqu’un dont j’étais vraiment amoureuse. J’ai utilisé cette chanson comme une thérapie, j’ai chanté avec lui comme un compagnon de rupture. Ça m’a fait énormément de bien et nos publics respectifs l’adorent.




























