La 50e œuvre de l’exomusée a été créée en couple

Kevin Vaucher

« Chaque œuvre d’art de rue (street art) est unique et appartient à la rue et à ses habitants. Le caractère éphémère de cette forme d’art renforce son existence. » Ces mots sont ceux de l’artiste hollandais Leon Keer qui a réalisé la 50e œuvre de l’exomusée loclois avec sa compagne. Après 2 jours de dessin et 6 jours de peinture, leur drôle de machine s’est mise en marche sur le mur de la rue Albert-Piguet 8.

Après celle de la rue des Calame et celle située à l’est du Musée des beaux-arts du Locle, une nouvelle réalisation 2026 vient enrichir l’exposition à ciel ouvert de la Mère commune qui évolue constamment tout en transformant artistiquement la ville. « Les Loclois adhèrent complétement à ce projet qui permet d’apporter de la couleur aux rues », trace Sylvie Balmer, fondatrice de l’exomusée avec son mari François.

 

L’exomusée a ses fans

Mieux, les habitantes et les habitants se l’ont approprié en suivant de très près l’arrivée de nouvelles œuvres : « Certains sont devenus de vrais fans et ils ont fait des albums photos avec toutes les fresques. D’autres traquent l’apparition d’échafaudages dans les rues pour anticiper l’arrivée d’un nouvel artiste et d’une nouvelle réalisation. » Emportés par leur euphorie, ils partagent parfois un peu vite la nouvelle sur les réseaux sociaux. « Certains ont été déçus car il ne s’agissait en réalité que d’échafaudage en lien avec des travaux dans la ville ». rigole-t-elle.

 

Une 50e œuvre très « cartoonesque »

Il y a aussi des opportunistes qui profitent de sons succès pour s’inventer guide et faire payer des visites guidées. Or, si cette exposition à ciel ouvert est une très belle activité estivale à faire en famille, les seules visites guidées officielles se font généralement avec les fondateurs et se réservent directement sur le site exomusee.ch (via l’onglet visites guidées – https://exomusee.ch/visites-guidees-fr-0/). Vous découvrirez ainsi notamment l’histoire qui se cache derrière la machine très « cartoonesque » de la rue Albert-Piguet 8. Un univers qui colle parfaitement à cet emplacement bordé par une crèche et limitrophe d’un parc de jeux. Pour compléter ce cadre très familial, il est amusant de constater que l’œuvre a pris forme en couple.

 

Travailler à deux sur un échafaudage : une délicate mission !

C’est avec sa compagne – et sous un soleil qui avait de quoi donner des couleurs – que Leon Keer a créé cette « machine fantastique » en 4 parties où l’on voit ses rouages puis ce qu’il en sort tout en haut de la façade. Mardi, il restait encore quelques coups de pinceaux pour donner de la profondeur à l’œuvre. « À deux, c’est forcément plus délicat pour avancer car celui qui peint doit s’arrêter quand l’autre bouge sur l’échafaudage. » Au final, pas de rature et pas de problème pour la peinture intégralement posée au pinceau (pas de spray) qui a tenu la chaleur mieux que certains badauds qui rentraient à la maison aux moments les plus chauds de la journée.

Des artistes rémunérés et un accès libre à la culture

Plusieurs passants demandent régulièrement si les artistes de l’exomusée sont payés. Nous avons donc posé la question à Sylvie Balmer : « Bien sûr qu’ils sont payés. Ce sont des professionnels internationaux qui font partie des plus doués de leur art. » Pas facile néanmoins de tenir un budget en l’absence de billetterie et même de cantine qui pourrait apporter un petit revenu bienvenu à l’exomusée. « Notre but premier, c’est l’accès libre à la culture. »

Des artistes rémunérés et un accès libre à la culture

Plusieurs passants demandent régulièrement si les artistes de l’exomusée sont payés. Nous avons donc posé la question à Sylvie Balmer : « Bien sûr qu’ils sont payés. Ce sont des professionnels internationaux qui font partie des plus doués de leur art. » Pas facile néanmoins de tenir un budget en l’absence de billetterie et même de cantine qui pourrait apporter un petit revenu bienvenu à l’exomusée. « Notre but premier, c’est l’accès libre à la culture. »

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