Elio Schneider n’en fait pas mystère : « Le triathlon est un sport exigeant qui demande beaucoup de temps et de sacrifices. »
Mais le sportif de 27 ans aime ça et s’arrache depuis 10 ans pour réussir à atteindre ses objectifs élevés. Celui qui a débuté sur le triathlon jeunesse de La Chaux-de-Fonds s’est aujourd’hui hissé jusqu’au Graal de la discipline : l’Ironman ! Autrement dit, 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42 km de course à pied. Cette année marque un tournant capital dans sa progression avec sa qualification pour les Mondiaux d’Hawaï en octobre et son passage annoncé au statut de professionnel. Sa plus belle transition !
En triathlon, le passage d’un sport à l’autre est appelé « transition » et constitue souvent un moment clef de la compétition. Mais la transition qu’Elio Schneider attendait depuis longtemps est de tout autre ordre : c’est celle qui le fera passer du profil « amateur » à celui de professionnel dans les prochains mois. J’utilise volontairement des guillemets avec le mot « amateur » car le Chaux-de-Fonnier s’entraîne déjà 20 heures par semaine. « C’est beaucoup, c’est sûr. Et il ne faut pas oublier aussi que cette discipline cumule 3 sports et demande donc un temps de récupération élevé en parallèle », appuie-t-il.
« Travailler à 100 % est impossible pour moi. »
À ce niveau-là, il devient forcément compliqué de concilier le triathlon « amateur » et une vie professionnelle normale. « Travailler à 100 % est impossible pour moi. C’est pour cette raison que je n’ai choisi d’exercer mon métier de physiothérapeute qu’à 60 %. » Avec un revenu « partiel » également. Heureusement, Elio peut compter depuis quelques temps avec le soutien de plusieurs sponsors dont Darkk et Winkenbach. « Leur présence à mes côtés est primordiale. Cela couvre un gros tiers de mes dépenses annuelles liées au triathlon. Très internationalisé, ce sport nécessite parfois de longs et coûteux déplacements comme ce sera le cas le 10 octobre prochain à l’Ironman d’Hawaï.
Dix ans après avoir vu l’Ironman d’Hawaï en vidéo, il va y participer !
Quoi, vous ne connaissez pas l’Ironman d’Hawaï ? C’est un mythe pour tous les triathlètes de la planète. C’est aussi là-bas que se déroulent les Mondiaux chaque année. « Quand j’ai découvert cette discipline grâce au papa d’une amie en 2016, je suis rapidement tombé sur des vidéos de cet Ironman. C’est immédiatement devenu un objectif d’y participer un jour. » Dix ans après cette révélation, ce jour est arrivé ! Le triathlète du Haut a obtenu sa qualification en juin dernier à Tours en bouclant son triptyque sportif en 8 h 45. « Mon objectif est atteint et la boucle est bouclée comme on dit », sourit celui qui a débuté sur le défi jeunesse du triathlon chaux-de-fonnier.
Présent le 30 août au triathlon de La Chaux-de-Fonds
« Depuis l’année dernière, je suis très fier d’être le parrain de cet événement porté par un comité de passionné·e·s. Même si je n’y participerai pas cette année (le 30 août aux Mélèzes), je serai présent sur place pour donner un coup de pouce aux organisateurs et aller à la rencontre des gens, notamment les plus jeunes. Avec un message fort et mobilisateur qui est déjà tout trouvé : avec du travail, de la volonté, de l’abnégation et du talent, les bassins des Mélèzes peuvent propulser des « petits jeunes » chaux-de-fonniers jusqu’à Hawaï et même jusqu’au statut de triathlète professionnel. Aujourd’hui le petit Elio est devenu grand, très grand, et c’est lui qui a le rôle d’inspirer la génération de demain…




























