Replongeons-nous dans les années 1900. Le bois, le charbon puis le gaz (un peu plus tard) constituent les différentes façons de se chauffer. Mais, en 1926, à 1000 mètres d’altitude, une petite révolution va soudainement tout changer. Le premier chauffage à distance du pays est installé à La Chaux-de-Fonds grâce à une idée totalement visionnaire : profiter de la vapeur émise par les énormes machines de l’usine électrique – alors perdue au milieu des champs – pour offrir une solution de chauffage collective. Cent ans plus tard, Viteos (en collaboration avec Vadec) l’utilise encore comme levier stratégique pour atteindre ses objectifs climatiques et renforcer notre indépendance énergétique.
Durant plusieurs semaines, Le Ô vous propose de mettre en valeur ce joyau qui offre une énergie propre et locale à travers son histoire, des anecdotes et les gages d’avenir d’un centenaire qui n’a rien d’un fossile et qui permet même de s’éloigner de… l’énergie fossile justement.
Anecdote numéro 3 : un investissement tout sauf anecdotique de 300 millions de francs
Une entreprise comme Viteos s’est notamment construite sur son savoir-faire, son rôle de pionnière, ses investissements et son envie sans cesse renouvelée de développement avec une vue toujours portée très loin sur l’avenir. Parallèlement, le canton a fixé sa stratégie énergétique en forme de plan de route dans sa la loi cantonale sur l’énergie (LCEn) du 1er septembre 2020. « Malgré les incertitudes géopolitiques actuelles et les risques de catastrophes météorologiques qui se précisent même ici, à 1000 mètres d’altitude (la tempête étant un exemple à ce titre), nous gardons une volonté intacte d’investissement », rappelle le directeur général de Viteos Daniel Pheulpin. L’indépendance énergétique a un prix mais cette sécurité d’approvisionnement et de stabilité relative des prix en vaut la chandelle. Ainsi, Viteos s’engage à débloquer 100 millions d’investissements sur 10 ans dans les Montagnes et environ le double sur le bas du canton. Pourquoi cette différence ? Car le réseau est moins étendu et que Neuchâtel ne possède pas d’usine d’incinération en ville.
Anecdote numéro 4 : valoriser ce que la région produit
Avec les investissements susmentionnés, l’objectif de Viteos est de doubler sa production annuelle, passant de 200 GWh à 400 GWh. Sa marque de fabrique est de valoriser prioritairement ce que la région possède ou produit. Au Locle, elle recourt au bois des forêts par exemple. À La Chaux-de-Fonds, elle s’appuie, entre autres, sur la scierie des Éplatures et sur l’usine de valorisation des déchets qui alimente le chauffage à distance. « Une énergie locale, propre et durable est nettement plus bénéfique qu’une énergie lointaine, fournie par des pays qui ne partagent pas forcément les mêmes valeurs et les mêmes engagements que Viteos », déploie Daniel Pheulpin.





























