Vols à répétition au Locle : peur sur la ville ?

Par Cédric Dupraz

« Point d’argent, point de Suisse, » écrivait, au XVIIe siècle, Jean Racine. La Suisse et ses « richesses » font souvent l’objet de fantasmes attirant malfrats de tous horizons. Ces dernières semaines, plusieurs entités (publique, entreprise ou commerce) ont été « visitées » en ville du Locle. Alors, « peur sur la ville » ? Certainement pas aux yeux des Loclois !

Pour Stéphanie Stücki, employée du bar du Coin, la situation n’est pas vraiment anxiogène. « Je n’ai pas plus peur que ça. » C’est davantage l’incompréhension qui prédomine et une empathie avec les travailleurs : « Les enseignes cambriolées ne sont pas des banques. Par contre, les personnes qui ont été touchées peuvent être très affectées. J’ai une pensée pour elles. » Même constat pour Madame B, employée au kiosque du 1er Août : « Même si nous ouvrons tôt le matin, il n’y pas de sentiment d’insécurité. Toutefois, c’est vrai que si la police tournait un peu plus et s’il y avait plus d’informations sur le suivi des affaires, ce serait bien. » Sur la terrasse de la brasserie du Marché, la bonne humeur et le farniente l’emportent. « Nous discutons de tout et pensons aux personnes touchées, mais ces infractions ne focalisent pas nécessairement l’attention », nous confie Julian Ascona.

Policiers et gardes-frontières sur les rangs
Pour Michaël Berly, président de la ville, « la police cantonale et les gardes-frontières, dont les effectifs ont été renforcés ces dernières années, assurent les interventions. Le maintien d’un poste de police [réd : dont la suppression avait été envisagée il y a quelques années] est une nécessité. »
Sur la base des journaux régionaux de l’époque, les larcins, infractions et cambriolages étaient monnaie courante déjà il y a 100 ans. Ils émanaient le plus souvent de confédérés issus de cantons ruraux, dont la misère poussait parfois aux crimes. Comme par le passé, La Mère commune n’est pas un château assiégé. Cette récente vague de vols et d’infractions ne semble d’ailleurs pas ébranler les habitants. Et comme le rappelle Michaël Berly, « Le Locle est une ville où il fait bon vivre ».

Julian Ascona et Roger Miguel Perez conversent sous le Soleil
Julian Ascona et Roger Miguel Perez conversent sous le Soleil

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