La Semeuse essaime son savoir-faire grâce à un nouveau torréfacteur

Par Anthony Picard 

En un peu plus de 125 ans, l’épicerie fondée par Marc et Nathan Bloch le 7 juillet 1900 est devenue une entreprise industrielle de renom, synonyme d’excellence dans le commerce du café. Toujours en quête d’innovation, l’entreprise poursuit son expansion en se dotant d’un tout nouveau torréfacteur, encore plus performant et précis, pour le plus grand plaisir des consommateurs.

Au fil des ans, La Semeuse a dû s’adapter à des situations complexes pour assurer sa pérennité. Guerres mondiales, décès de son dirigeant de la seconde génération sur le champ de bataille, concurrence des grands groupes et mutation des habitudes de consommation : autant d’épreuves qui ont renforcé cette emblématique PME chaux-de-fonnière.

Le moment charnière : passage de l’huile au café
Initialement positionnée sur le marché des huiles végétales et du savon de Marseille, La Semeuse prospère dans les années 1910 en prospectant dans la région de Vevey-Montreux, fleuron du tourisme et de l’hôtellerie de prestige. En 1924, lors du Comptoir de La Chaux-de-Fonds, l’enseigne tient pour la première fois un stand combinant huile et café. Mais en 1956, face à la concurrence des géants industriels qui inondent le marché d’huile raffinée bon marché, la société retire l’huile végétale pressée à froid de ses catalogues. Dès lors, Jean Bloch et son épouse Juliette consacrent toute leur énergie à l’importation, la torréfaction et la distribution de café.

Provenance du café…
La Semeuse s’approvisionne dans une dizaine de pays, dont la Colombie, l’Éthiopie, l’Inde ou le Brésil. Une fois récolté, le fruit du caféier (appelé cerise) est débarrassé de sa pulpe pour dégager 2 grains. Ceux-ci sont séchés puis mis en sacs de jute avant d’être acheminés jusqu’à La Chaux-de-Fonds.

…et choix du torréfacteur
Depuis 1938, La Semeuse fait confiance au constructeur allemand Probat, leader du marché grâce à des équipements réputés pour leur longévité. Une fiabilité éprouvée sur le terrain, puisque le dernier torréfacteur en service au sein de la PME date de 1992.

Comment ça marche ?
Libérer les arômes en torréfiant le grain est un savoir-faire complexe que La Semeuse maîtrise depuis plus d’un siècle. Après le contrôle de la marchandise, les grains sont versés dans un gigantesque tambour rotatif où ils sont d’abord séchés puis chauffés. Lors de cette étape, ils passent du vert au jaune pâle, modifiant leur aspect ainsi que leur structure chimique. Le grain brunit, dégage des odeurs et développe ses premiers arômes.
Aux alentours de 205 °C survient le « deuxième crack », étape caractéristique de la torréfaction : sous l’effet de la pression interne, le grain se dilate, gagne en volume, se fissure et libère sa fine pellicule argentée. Au cœur de la cuisson, étape particulièrement critique, le goût se précise à mesure que le brunissement s’accélère. Une fois le grain arrivé à maturité, il est immédiatement refroidi pour stopper net la cuisson et en figer les arômes.


Rôle mondial : La Suisse est un acteur majeur de l’industrie caféière. Selon Procafé, le pays a importé 186 323 tonnes de café en 2023.

Exportation : La Suisse réexporte la majeure partie du café qu’elle torréfie, soit 107 000 tonnes, ce qui en fait le troisième exportateur européen de café torréfié. Elle se hisse également au premier rang mondial en valeur, avec des exportations s’élevant à près de 3,5 milliards de francs suisses, jouant un rôle clé sur le marché du café torréfié et soluble de haute qualité.

Consommation nationale : La Suisse figure dans le top 10 des plus grands pays consommateurs au monde. En 2023, la consommation nationale s’élevait à environ 80 000 tonnes, soit une moyenne de 9 kg par habitant et par an (environ 2 tasses par jour).

« À titre personnel, je privilégie l’arabica récolté en altitude sur les hautes plaines d’Éthiopie. » Le regard de Vincent Moesch, responsable marketing.


Comment produit-on de bons cafés ?
La qualité de la matière première importe tout autant que la maîtrise de la torréfaction. Chez nous, nous accordons une attention toute horlogère au facteur temps, en adaptant avec précision chaque cycle de torréfaction au profil du café afin d’en révéler au mieux les qualités et les arômes.

Comment définit-on la bonne saveur ou le juste arôme ?
C’est tout le métier de caféologue. Grâce à la roue des saveurs, l’expert apprend à identifier et à différencier les nombreuses nuances aromatiques du café dont la richesse peut s’expliquer par la présence de plus de 800 composants, liés à son arôme et à sa saveur. J’ajoute qu’il est essentiel de réceptionner un grain de haute qualité, rigoureusement inspecté dans le pays producteur avant son long voyage vers la Suisse. À titre personnel, je privilégie l’arabica récolté en altitude sur les hautes plaines d’Éthiopie.

Pourquoi investir dans un nouveau torréfacteur ?
Afin d’assurer l’avenir de l’entreprise, réduire notre empreinte énergétique, optimiser nos conditions de production et renforcer encore la maîtrise de la torréfaction, tout en respectant scrupuleusement nos profils aromatiques.

Qu’est-ce que cela change pour les amateurs de café ?
Le consommateur pourra constater une qualité en tasse encore plus constante, notamment quant au respect des arômes attend

« À titre personnel, je privilégie l’arabica récolté en altitude sur les hautes plaines d’Éthiopie. » Le regard de Vincent Moesch, responsable marketing.


Comment produit-on de bons cafés ?
La qualité de la matière première importe tout autant que la maîtrise de la torréfaction. Chez nous, nous accordons une attention toute horlogère au facteur temps, en adaptant avec précision chaque cycle de torréfaction au profil du café afin d’en révéler au mieux les qualités et les arômes.

Comment définit-on la bonne saveur ou le juste arôme ?
C’est tout le métier de caféologue. Grâce à la roue des saveurs, l’expert apprend à identifier et à différencier les nombreuses nuances aromatiques du café dont la richesse peut s’expliquer par la présence de plus de 800 composants, liés à son arôme et à sa saveur. J’ajoute qu’il est essentiel de réceptionner un grain de haute qualité, rigoureusement inspecté dans le pays producteur avant son long voyage vers la Suisse. À titre personnel, je privilégie l’arabica récolté en altitude sur les hautes plaines d’Éthiopie.

Pourquoi investir dans un nouveau torréfacteur ?
Afin d’assurer l’avenir de l’entreprise, réduire notre empreinte énergétique, optimiser nos conditions de production et renforcer encore la maîtrise de la torréfaction, tout en respectant scrupuleusement nos profils aromatiques.

Qu’est-ce que cela change pour les amateurs de café ?
Le consommateur pourra constater une qualité en tasse encore plus constante, notamment quant au respect des arômes attend

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