Quels livres ont trouvé leur place dans les valises cet été ? À La Chaux-de-Fonds, les grands succès côtoient les coups
de cœur des libraires, les découvertes régionales et les ouvrages plus confidentiels. Entre 2 rayons de soleil,
l’été se lit de 1001 manières à 1000 mètres d’altitude.
Romans de plage, polars, bandes dessinées, coups de cœur et découvertes : dans les librairies chaux-de-fonnières, le choix ne manque pas et chacun a ses préférences. Chez Payot, les romans de plage restent une valeur sûre. Valérie Perrin avec Tata, Freida McFadden, Virginie Grimaldi ou Maud Ankaoua figurent parmi les meilleures ventes. Mais une surprise réjouit son gérant Vincent Bélet : « Avec Ma sœur est symphonique, l’auteur chaux-de-fonnier Thomas Sandoz se hisse en troisième position des ventes. »
Quand les lecteurs reviennent en librairie pour acheter le même livre
À La Méridienne, Agathe Baumont décrit une clientèle « curieuse et variée » qui flâne ou demande conseil. Parmi les coups de cœur figure Mon refuge et mon orage d’Arundhati Roy. L’autrice raconte son parcours et sa relation à sa mère. Pour Agathe, le livre raconte aussi la construction d’une femme qui choisit de rester fidèle à ses convictions. Autre titre apprécié : Vie d’Olivier-Georges Gaillard de Christophe Ségas, consacré à un poète-bûcheron habité par la voix des pins. Elle cite aussi La Simone d’Adrien Rupp, portrait tendre d’une grand-mère vaudoise. Plusieurs lecteurs sont revenus l’acheter pour l’offrir. Dans un autre registre, Les Grues volent vers le sud de Lisa Ridzén raconte la dernière année de vie d’un homme de 80 ans au caractère bien trempé, dont l’histoire finit par tirer les larmes.
Polars et questions sociétales mobilisent
La Maison vide de Laurent Mauvignier, prix Goncourt 2025, fait partie des grands gagnants. Les polars trouvent aussi leur public, avec Fred Vargas et Une unique lueur. Le rayon féminisme prend de l’ampleur, tout comme les questions sociétales. Chez Impressions – la librairie spécialisée en bandes dessinées, mangas et romans graphiques – plusieurs titres ont marqué la saison. Parmi eux, Le Marche-Lune de Simon Spruyt mêle Antiquité, anthropologie et science-fiction. Son patron Yannick Zürcher cite aussi Goetz, de Fane et Cassegrain, entre fantasy, science-fiction et space opera.
La BD aussi peut avoir un rôle « critique »
Le bédéiste met aussi en avant Gunnar le vampire, de Nicolas Dumontheuil. Une histoire de vampire devient le prétexte à un portrait de la société française à travers les âges. Il cite ensuite Le petit doigt sous la guillotine de Maria Rostocka qui raconte le parcours d’une jeune fille ayant quitté la Pologne pour la France. Autre découverte : La trajectoire des pierres lancées, de Noyau, qui revisite l’imaginaire médiéval entre bande dessinée et illustration. Derrière ce pseudo se trouve Yves Nussbaum, illustrateur neuchâtelois et cofondateur de La Lanterne magique.




























