Karin Keller-Sutter sur les bancs d’une université de Neuchâtel « en campagne »

Par Anthony Picard

La jeune fondation qui promeut l’université a focalisé l’attention en organisant une rencontre avec la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter. Autour d’un parterre d’invités des milieux académiques, politiques et économiques, Alain Robert-Tissot a refait brièvement l’historique de l’alma mater avant de planter les premiers jalons d’une campagne de recherches de fonds qui doit permettre de développer et d’assurer la pérennité de la haute école.

Popularité de l’université, invitée prestigieuse, nombreux sont venus écouter celle qui a tenu tête au grand blond américain, qui a vécu la débâcle du Crédit Suisse, qui veut obliger UBS à augmenter ses fonds propres et qui parle de coupes budgétaires malgré des finances saines. Karin Keller-Sutter est venue, s’est exprimé et n’a pas failli, maîtrisant ses sujets aussi bien que le français.

Une fondation à objectifs multiples
La fondation pilotée par 8 personnalités veut mettre en valeur l’université de Neuchâtel. Elle déploie ses actions en parallèle des instances académiques mais en totale harmonie avec elles. Afin de promouvoir et d’augmenter l’attractivité de l’uni, elle est à la manœuvre pour soutenir plusieurs développements académiques. Si les finances publiques assurent le ménage ordinaire, la fondation recherche des fonds privés pour créer de nouvelles filières et en renforcer d’autres. Dans le pipeline des projets, la fondation souhaite offrir une nouvelle formation en psychologie – sanctionnée par un bachelor ou un master –,
renforcer les travaux du professeur Gassmann sur la durabilité (projet Chasseral) et parfaire la filière journalisme en incluant un module sur la qualité de l’information. Une nécessité alors que l’IA produit de l’information erronée.

La taille n’est pas un souci
Chaque année, les 4 filières de l’uni accueillent environ 4500 étudiants. Si UniNE est une des plus petites universités de Suisse, elle figure dans les meilleurs lieux de formation du monde selon le classement de Times Higher education qui la place au 11e rang des universités de moins de 5000 étudiants. Pour appréhender l’avenir sereinement, la qualité de l’enseignement et la réputation passent à l’évidence par des partenariats avec d’autres écoles ainsi que par le maintien des financements publics et des soutiens privés.

Budget annuel de 140 à 150 millions de francs
Le budget annuel de l’université oscille entre 140 et 150 millions de francs dont un bon tiers provient des caisses cantonales, le solde provenant d’autres contributions publiques. Pour les projets cités plus haut, la fondation ambitionne de créer un fonds pérenne doté de 10 millions de francs, alimenté par des donateurs, parrains, philanthropes et mécènes.

Ce que pense Karin Keller-Sutter sur…
La dette
« L’endettement croissants des USA, de la France mais aussi de l’Allemagne est source d’inquiétude. »

Trump
« Face un interlocuteur grossier et malpoli, il faut rester zen. »

Son passage à Neuchâtel
«À Neuchâtel, je n’étais ni la meilleure en math ni en gestion. Je me suis enrichie de culture et j’ai appris le français. »

UBS
« Être libéral c’est entreprendre et assumer les risques. »

Sa réputation de dame de fer
« La Confédération s’est dotée d’un frein à l’endettement, il faut le respecter. L’objectif n’est pas de dépenser plus que ce qui est gagné. »

Les impôts des entreprises
« 0,5 % des entreprise paient ¾ des impôts. »

Le PIB
« Je suis préoccupée par les délocalisations. Pour maintenir un PIB financé à 50 % par les exportations, la Suisse doit continuer de s’appuyer sur la formation et conserver son tissu industriel. »

Ce que pense Karin Keller-Sutter sur…
La dette
« L’endettement croissants des USA, de la France mais aussi de l’Allemagne est source d’inquiétude. »

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« Face un interlocuteur grossier et malpoli, il faut rester zen. »

Son passage à Neuchâtel
«À Neuchâtel, je n’étais ni la meilleure en math ni en gestion. Je me suis enrichie de culture et j’ai appris le français. »

UBS
« Être libéral c’est entreprendre et assumer les risques. »

Sa réputation de dame de fer
« La Confédération s’est dotée d’un frein à l’endettement, il faut le respecter. L’objectif n’est pas de dépenser plus que ce qui est gagné. »

Les impôts des entreprises
« 0,5 % des entreprise paient ¾ des impôts. »

Le PIB
« Je suis préoccupée par les délocalisations. Pour maintenir un PIB financé à 50 % par les exportations, la Suisse doit continuer de s’appuyer sur la formation et conserver son tissu industriel. »

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